La marche, initiatrice d’un rapport entre corps et matières
Comment la marche peut-elle lier l’homme à son environnement ? Retranscrire l’expérience sensible de la marche en forêt par la céramique.
Cheminer vers l’altérité : collecte, cartographie, pratique in situ, ateliers collectifs.

Maquette du relief de la forêt de Meudon, réalisée par découpe laser et assemblage des pièces à la main.
La technologie offre à l’humanité une hyper-connectivité, mais celle-ci entraîne une rupture des relations humaines, une déconnexion de l’environnement et une dégradation des sensibilités. Le quotidien se virtualise et se traduit de plus en plus par un enchaînement de tâches automatisées. Il est aujourd’hui évident que l’humain doit repenser ses rapports au monde. Comme le souligne Alain Damasio : « Nous n’avons pas besoin de devenir plus qu’humains, nous avons besoin de devenir plus humains. »
C’est dans ce contexte que l’acte de marcher apparaît comme un outil de reconnexion à l’autre, au non-humain et à soi. Le mémoire analyse comment la marche peut contribuer à renouer ces relations et à lutter contre l’artificialisation de nos quotidiens.
La marche, lorsqu’elle est pratiquée en conscience, devient un outil de lutte et de revendication. C’est une ouverture au monde qui permet de sentir avec son corps et d’engager un rapport plus juste avec son environnement proche. À ce rythme et à cette échelle humaine, nous prenons conscience de notre place au sein du vivant.
Elle rend l’enveloppe poreuse à ce qui l’entoure et offre une pleine disponibilité qui ouvre, encourage et induit la rencontre des différentes matières par le corps. C’est aussi une ouverture à soi, un aller-retour entre le cheminement du corps et celui de l’esprit, entre tangible et intangible. La marche permet de rencontrer, de connaître le territoire et ceux qui l’habitent. C’est un pas vers le déchirement du « technococon », afin de retrouver un rapport direct, sans interface, avec le dehors.
Expérimentations à partir de matières récoltées





Interview filmée d’un marcheur