C.A.B.A.N.E — Célébrer l’Art, Bâtir Avec Nature et Éveil
À la suite de mon mémoire, dans lequel je me suis interrogée sur la manière de faire de la cabane et de sa construction un refuge accessible, ma pratique s’ancre dans une relation directe avec les matériaux. Plusieurs axes avaient alors émergé : la cabane à construire ou à parfaire, l’espace à visiter, ou encore l’objet à contempler. Au fil du temps, mes intentions ont évolué, et le projet s’est orienté vers une forme hybride, entre cabane à compléter et objet à contempler.
Construire des sculptures comme on construit des cabanes, que ce soit des pièces personnelles ou des pièces qui invitent à la collaboration. Il s’agit de se laisser guider par les matériaux, de jouer avec les techniques, les terres, les fibres et les formes.

C’est un dialogue entre les formes, les gestes et la matière. Mes formes, tirées des constructions en terre, deviennent des modules : empilés, associés, combinés, ils donnent à voir des sortes de totems, sculptures architecturales dans lesquelles les fibres viennent se lier, se nouer et s’entrelacer. Ce processus fait écho à l’acte de bâtir une cabane, où chaque élément trouve sa place au fil du travail, sans plan figé, et invite à construire de manière intuitive et naturelle.


Sur certaines pièces, la fibre se fait ornement ; sur d’autres, elle joue un rôle structurel ou relie les modules entre eux. Ces variations donnent à voir différentes familles d’objets, unies par des éléments communs : une forme de base, une fibre spécifique, une technique, un mode d’assemblage ou encore une échelle.




Ce travail reste en constante évolution, entre artiste et collaborateur, porté par l’exploration des matériaux et la recherche d’un équilibre entre gestes, fibres et terre.




