Surface à…
« L’espace urbain appartient aux citoyens et ils doivent y trouver leur place ! » (anonyme)
L’espace urbain est un espace qui n’appartient à personne. Chacun est libre de s’installer où bon lui semble. Espace impersonnel, brut de béton et bruyant, il n’invite pas les citoyens à sortir de chez eux, car ils n’ont pas la possibilité de se délimiter un périmètre personnel dans l’espace si vaste et si dense qu’est la ville. Mon projet questionne la problématique suivante : comment est-il possible de se délimiter un espace personnel et fonctionnel dans un espace urbain ?

L’objectif de ce projet est de créer, au parc de la Villette, des micro-espaces où les personnes seront invitées à s’installer et à se délimiter un espace personnel. Ces « micro-espaces » seront considérés comme du mobilier urbain et seront loués à tout type de public. L’enjeu est de créer des lieux conviviaux, uniques et originaux, au sein desquels les habitants de la ville aimeront se retrouver pour discuter, faire des rencontres, jouer, découvrir… Cet aménagement fera réapparaître dans ce parc une véritable vie sociale en dehors de chez soi.
Pour des questions de gain de place, de rangement et de transport, le projet s’est très vite orienté vers la géométrie variable. Contrairement à l’objet immuable, dont la forme ne peut plus être modifiée après sa création, l’objet à géométrie variable peut varier en fonction de l’usage que l’on veut en faire. Cette variabilité repose sur trois principes techniques : déployer, moduler et assembler. Elle s’applique à une surface si l’on joue à la fois sur sa forme, sur son articulation et sur son assemblage. La production définitive est constituée de trois surfaces. Légères et pliables, elles sont très peu dangereuses ; elles sont aussi robustes et confortables grâce aux matériaux employés.
L’enjeu de ce projet est de proposer des surfaces permettant aux utilisateurs de se délimiter un espace personnel et fonctionnel dans un espace urbain.


