Délicats écrins

Entrer dans un lieu, se laisser envelopper par une atmosphère particulière. Les souvenirs remontent à la surface, comme les saveurs de la petite madeleine de Marcel Proust qui resurgissent d’une enfance lointaine et gourmande.
Entrer en voyage dans un autre monde, où la mémoire fait naître une émotion à partir d’un petit gâteau comme la madeleine. Un objet peut donc provoquer le souvenir, voire la réminiscence, et devenir une boîte à souvenirs pour celui qui l’a devant lui ou qui le déguste. Cette boîte, dans un moment d’éclat unique, peut révéler une saveur d’enfance ou le précieux mets du dimanche.
Fait de courbes élancées, cet objet-pièce montée trône au milieu de la tablée. Le souvenir de la dégustation resurgit à l’instant où l’on ouvre cet écrin délicat. De la madeleine aux souvenirs, puis à la boîte à souvenirs, cette recherche questionne le pouvoir de réminiscence de l’objet-écrin.

