Diplômes : 2026 · 2025 · 2024 · 2023 · 2022 · 2021 · 2012-2019

Les extraits de parcours présentés ci-dessous résultent du travail exclusif des étudiants de la formation. Ils présentent des hypothèses et des choix personnels émanant des différentes expériences menées durant le cycle d’études de cette promotion.

Ce parcours MATÉRIAUX consiste à détourner, déplacer, réinterpréter et associer les procédés de fabrication en les questionnant et en les croisant. Cette approche oriente la formation vers une réflexion sur l’articulation des spécificités des techniques artisanales au regard des outils numériques, et vers une recherche favorisant les échanges et les enrichissements réciproques des techniques entre elles.

Projet de diplôme, semestre 6

Conduire la lumière, la préciosité

Le projet tourne autour de la préciosité : comment passer d’un matériau ordinaire au précieux ?

Par des moyens techniques tels que la modélisation 3D, le plissage, le facettage et d’autres techniques traditionnelles, mon objectif est de magnifier la matière, tel un diamant que l’on taille pour lui donner de la valeur.

Plissage textile argenté : facettes en losange sur fond gris
Plissage textile argenté vu en perspective, reflets irisés
Structure en tubes de métal argenté assemblés en réseau triangulé
Dôme en tubes de métal argenté, maillage triangulé
Détail : tubes argentés et plaques hexagonales reliés par des fils
Plissage en papier blanc : facettes rayonnantes
Rendu 3D : module pyramidal doré sur fond gris
Rendu 3D : module hexagonal doré en fil de fer
Rendu 3D : module hexagonal doré facetté
Rendu 3D : composition de modules hexagonaux dorés
Rendu 3D : trame de modules hexagonaux dorés en fil de fer

Semestre 3 : tissage numérique (2021)

Ce travail sur la ligne est un moyen de mise en volume. À partir d’une série d’assises programmée sous Maya, j’ai désaxé, désorienté et fait pivoter la chaise Panton pour explorer la déformation. J’ai ensuite projeté le motif ci-dessus sur mes volumes.

Modélisation 3D sous Maya : série de chaises Panton déformées sur une trame de lignes

Une fois le motif 2D projeté sur la forme 3D, le volume des assises prend forme grâce au trait dans l’espace. Par sa projection dans l’espace, la ligne devient l’armature du volume.

Série de chaises filaires déformées alignées

Rendu 3D : personnage assis sur une chaise filaire, à côté de deux autres assises

Semestre 2 : stabilité / instabilité

La stabilité qualifie ce qui est stable, ce qui tend à maintenir sa position d’équilibre en restant en place, sans tomber ni bouger. Cette stabilité physique évoque la perfection d’un élément dans son environnement. La stabilité est aussi un ressenti : on dit d’une personne stable qu’elle ne rencontre pas de difficultés.

À l’inverse, l’instabilité provoque de la gêne, car elle désigne ce qui a tendance à changer continuellement. L’instabilité est un manque de stabilité dû à plusieurs facteurs. Souvent perçue comme négative, elle perturbe et surprend.

Après avoir défini et questionné ces notions, je les ai mises en jeu par l’expérimentation, à partir de moyens, de techniques et de technologies accessibles pendant le confinement : un art de faire avec les moyens du bord, fait de ruses subtiles et de tactiques qui m’ont permis de détourner des objets ou des codes existants. En m’appuyant sur des œuvres traitant de ce sujet, j’ai construit ma propre vision de la stabilité et de l’instabilité.

Équilibre alimentaire

Trois vues d’une structure de bâtonnets et de guimauves en équilibre sur une main et une tête

Dans mes expérimentations, j’ai joué avec l’équilibre, qui réunit les deux termes opposés : l’équilibre est la recherche de stabilité dans l’instabilité. Pour parvenir à se stabiliser, il faut connaître l’instabilité en allant à l’encontre de cette propriété physique. J’ai joué avec des aliments : un poids au centre, accompagné de plusieurs petites guimauves accrochées à des bâtonnets ; ce système d’équilibre m’a permis de jouer avec l’instabilité.

Stabiliser par la répartition

Trois échantillons de coton froncé et smocké, rigidifiés en volume

Peu de tissus sont totalement stables, en particulier ceux qui comportent des fibres naturelles : les tissus respirent et absorbent l’humidité. Leur allongement ou leur raccourcissement dépend de leur composition, de leur structure, de l’environnement et du traitement qu’ils subissent. J’ai donc cherché, par différentes techniques (le smocking et les fronces), à stabiliser un tissu de coton par compression, ce qui l’amène à se solidifier.

Ailleurs

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