
Matrices sonores
Matrices sonores propose de réinventer la musique à travers l’artisanat traditionnel et numérique. La partition écrite devient matérielle et, ainsi, elle-même sonore. Elle prend place dans l’espace et invite à l’interaction corporelle.
La main est l’outil primaire de tout artiste : elle incite au geste, au toucher, au mouvement. Les interfaces se présentent comme des écrans interactifs ; la matière entre en vibration et procure des sensations tactiles et sonores. Le performeur devient ainsi musicien, au sens propre comme au figuré, grâce aux qualités esthétiques et visuelles de réflexion des matériaux.
Cohérence gestuelle et protocoles de création
Après analyse des gestes des musiciens qui jouent des cordophones et des membranophones, des équivalences avec l’atelier textile et l’atelier numérique sont apparues évidentes. Les verbes d’action de ces musiciens sont transposables aux techniques textiles, pour l’ennoblissement comme pour l’assemblage, ainsi qu’aux logiciels et outils numériques, de la modélisation 3D à la métamorphose sonore. Afin de resserrer le champ des possibles et d’en tirer des protocoles d’expérimentation, trois actions principales ont été retenues : piquer, pincer et atténuer.
Les cordophones et les membranophones sont particulièrement intéressants pour ce projet, car ils sont en relation avec la ligne. La peau et les cordes, lignes matérielles, se lient au textile : la trace devient fil, comme la corde devient vibration ; la surface devient support, comme la peau devient vibration.

Transposition textile et numérique des gestes du musicien.
Ennoblissements





Ennoblissements : aluminium, poudre de graphite, liant, couverture de survie, silicone, thermofusible, transfert métallique.
Impression 3D et électronique

Dépoudrage des pièces après impression 3D.

Montage du circuit électronique sur Arduino : capteur sensitif, amplification, batterie, lecteur MP3 et haut-parleurs.