Le monochrome : gris
Tantôt valorisé, tantôt délaissé, le gris fait l’objet de controverses. Se déclinant en mille et une nuances, il peut être éclatant comme la lumière ou profond comme la nuit. Complexe, il joue de sa capacité à se moduler avec d’autres teintes pour changer de tonalité. Il décline ses associations : gris brouillard, brume, ciel de Paris, gris cendre, fumée, gris fusain, mine de plomb, gris poussière, vapeur…

Couleur entre le blanc et le noir, entre-deux insaisissable.
Ce projet est une recherche sur le monochrome, sur les gris de l’atmosphère. Mon admiration pour la couleur m’a amenée à me pencher sur le monochrome et sur le rapport qu’entretiennent la couleur et le matériau terre : comment matérialiser la couleur ? Cette étude m’a permis d’unir ma sensibilité artistique aux savoir-faire de la céramique et du numérique appris pendant ces deux années.
Mes recherches et expérimentations de la matière s’organisent autour d’un dictionnaire personnel, un recueil qui regroupe les différents gris traités : gris vaporeux, gris pluvieux, gris chaotique, gris cendré, gris enfumé.

Facettées
Pièces facettées réalisées par moulage et coulage. Pour cette gamme, je m’intéresse au jeu entre la lumière et les facettes, qui crée une déclinaison de gris. La technique du coulage m’a permis d’aller vers un nuancier.

Boîte à chaleur et outils d’estampage
Pièces tournées et travail à la plaque. Je me suis intéressée au rapport entre la lumière et la courbe. Les anses sont inspirées de formes évoquant la vapeur, la chaleur… et les textures rappellent les gris que j’explore.
Outils d’estampage en plâtre moulés sur des mailles de textile. Je me suis servie de ces outils pour la gamme « Boîte à chaleur » ; leurs textures évoquent des atmosphères différentes.

