Passages

Lorsque je me promène au cœur des villes, entre des architectures urbaines, c’est la tombée de la lumière, un peu grise, un peu jaune, sur les façades, qui me laisse voir des formes, des couleurs, des matières. Mais ce qui me séduit, au premier coup d’œil, c’est l’association trouvée entre ces éléments, ne me laissant rien à redire. Il se dégage une esthétique née d’une cohérence évidente que je souhaite conserver.
Marcher, observer, s’arrêter, cadrer, capturer.
Autant d’actions qui se suivent lorsque je me déplace et lorsque je voyage avec mon appareil photographique. Avec cet outil mécanique qui capture, je prélève à la manière d’un scientifique des éléments du cadre qui m’entoure, sous forme d’images. Commence ici l’appropriation du voir.
Dans mon atelier, où se confrontent le textile et le numérique, où mes principaux outils sont mon œil et mes mains, mon imaginaire prend la liberté de simplifier et de géométriser chaque visuel. Décomposés par le contour et la masse, ces visuels forment un abécédaire de dix formes géométriques et colorées, qui invitent à les recomposer et à les reconstruire. Par le désordre et l’empilement se construit une variation d’installations-constructions de dix éléments-objets graphiques et tactiles.
Collection Passages donne à lire et à voir des volumétries et une esthétique des façades, mais illustre aussi une rencontre entre des techniques, des outils, des matières. Pensée pour la scénographie de spectacles contemporains et de performances, cette construction-installation associe pleins, vides, reliefs et matières, qui invitent à observer, scénariser, imaginer, manipuler, construire, déconstruire et dépasser.



