Pathologies céramiques

Après avoir déterminé l’atelier en tant que laboratoire scientifique, j’ai choisi de m’intéresser au plus petit organisme vivant, la cellule, et notamment aux éléments qui la composent. L’intérêt final est de passer du laboratoire scientifique à un laboratoire de création, en jouant des processus d’évolution et d’assemblage de ces cellules, pour amener à observer des pathologies différentes.
Comment la cellule prolifère-t-elle pour construire le vivant, selon ses types de développements pathologiques ?
L’objectif est de montrer, par l’assemblage d’éléments cellulaires de différentes tailles et natures, des pathologies naissantes et des assemblages de modules céramiques. Ils permettent ainsi de toucher à la science par les moyens propres à l’artisanat et par un vocabulaire géométrique. Les pièces céramiques et la production graphique retranscrivent un certain développement cellulaire et manifestent certaines pathologies, en restant dans un cadre artisanal. Elles sont faites à la main et répondent à des références contemporaines.
Cette production découle de trois types de pathologies, répertoriées dans trois gammes céramiques : « maladies infectieuses », réalisée en grès d’Irak ; « maladies multifactorielles », réalisée à partir du numérique ; « maladies parasitaires », produite en faïence colorée.
Pathologies céramiques est un projet professionnel et personnel qui s’inscrit dans une démarche précise, à mi-chemin entre design et métiers d’art, ainsi qu’entre techniques numériques et techniques traditionnelles. L’intérêt de mêler ces notions est de faire valoir l’authenticité de la céramique à travers les métiers d’art et les techniques traditionnelles, ainsi que l’innovation au travers du design et du numérique. Le vocabulaire formel et graphique lui apporte une dimension didactique et explicative.







