
Plissé Espace Sensorialité
Fixer, étirer, ouvrir, poser, plisser, cuire, déplier, découvrir… et on recommence ! Telles sont les étapes du plissage : par ces actions, les matériaux sont mis à l’épreuve. Habituellement, le métier à plisser accueille dans ses cartons un tissu léger, souple, lisse et transparent : l’organza. Mais le projet « Plissé Espace Sensorialité » introduit également, à travers le métier chevron, des matériaux dits bruts, qui ont permis de mettre à l’épreuve l’outil du plisseur.


Parmi ces matériaux pauvres, il y a le calicot, non teint et lisse, qui prend de la couleur par la gravure et de la texture par le layering. Puis la toile de jute, alliant tissage et « détissage », qui fait naître une transition de sensations : rêche, douce, sèche. Chaque matériau est ennobli par le plissage, qui lui donne une structure géométrique.
Ce projet propose ainsi des mises en volume du plissé, une manière d’interroger les relations entre espace et sensorialité à travers un tissu ouvragé. Le textile convoque les sens par sa couleur, la lumière qui le traverse, les frottements qu’il produit ; le textile et le toucher sont étroitement liés, et leur proximité crée une relation complexe, à la fois sensible et physique. Grâce à des dispositifs, l’utilisateur peut manipuler ces différentes parois, en scénographie ou en décoration d’intérieur, pour adapter l’espace à ses besoins. Agrandir, arrondir, ouvrir, fermer, raccourcir, superposer : telles sont les possibilités de ces parois plissées.
Métiers à plisser et recherches






Modélisation et mise en espace




Réalisations





